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Il s'agit de former un arbre truffier qui présente un port compatible
avec une croissance végétative normale et les exigences de la truffe.
Cette taille peut débuter dès la 2ème ou 3ème année par le pincement des
tiges en surnombre sous les chênes (pincer n'est pas couper entièrement). Un
tuteurage de la plus belle tige sera envisagé si l'arbre a tendance à pousser
en buisson ou s'il est penché pour des raisons accidentelles (abroutissement
par un chevreuil).
Les chênes sont élevés sur un ou deux troncs en dégageant ceux-ci sur
une hauteur correspondant généralement à un tiers ou un quart de la hauteur
totale de l'arbre. La forme en cône renversé de la frondaison est difficile à
réaliser mais peut être approchée de façon à maintenir une ombre sur le brûlé
au moment où le soleil est à la verticale et à favoriser son réchauffement tôt
et tard dans la journée. Les noisetiers peuvent être taillés sur une tige
(travail fastidieux) ou laissés en touffe (attention à l'accumulation de
matière organique au pied).
Lorsque la production a débuté, il convient que celle-ci dure le plus
longtemps possible.
Pour ce faire, on taille vigoureusement (ou on élague) les arbres à
proximité des producteurs afin que ceux-ci bénéficient d'un plus grand
éclairement de leur brûlé.
Il est clair que, pour que la production dure, le brûlé doit disposer
d'un espace de conquête où se propager. Or si cet espace de conquête est
occupé par des arbres stériles mais mycorhizés par d'autres champignons (ou
truffes indésirables), le brûlé stoppe son avancée et la truffe sa production.
C'est pourquoi, l'amoindrissement des arbres environnant un très bon sujet
truffier (par des élagages répétés) peut ne pas être suffisant et exiger de
supprimer carrément ceux-ci.
Elle est pratiquée sur des sols profonds entraînant une pousse rapide
des arbres. Les arbres producteurs sont taillés vigoureusement sans que pour
autant la production cesse, ce qui peut être le contraire sur sol superficiel
(10 à 15 cm de profondeur).
Cette taille est délicate et vise à maintenir un équilibre entre la
vigueur de l'arbre et celle de la truffe : sous les arbres bons producteurs du
Tuber melanosporum, le brûlé est en débordement par rapport à la frondaison et
progresse d'au moins 20 cm par an.