![]()
Les différentes techniques
Plusieurs types de conduite des plantations ou d'itinéraires techniques
sont pratiqués en trufficulture selon les régions, les approches des
trufficulteurs et l'évolution des connaissances.
Ce
type de trufficulture a été inspiré par la plaquette de J. Grente
"Perspectives pour une trufficulture moderne" (1972) et développé dans le
Périgord par Raymond Pallier, le premier à l'avoir envisagé avec des moyens
conséquents.
Cette conception peut se résumer en quelques points :
Dans l'exemple ci-dessous, une solution intermédiaire a été retenue : écarts à
6 m x 3 m.
Les plants mycorhizés
n'étant pas dans la plantation commencée avec des plants truffiers
traditionnels, Raymond Pallier a intercalé des plants contrôlés mycorhizés,
moitié chênes, moitié noisetiers. Le travail a été réalisé mécaniquement,
alternant les passages de disques et de cultivateur. A l'apparition des
brûlés, la fréquence des passages mécaniques a été réduite à un travail du sol
par an. La pousse des herbes a été également contrôlée par l'usage d'herbicide
à faible dose.
Après 25 ans de pratique et d'essais, un bilan s'impose:
Toutefois, il a été démontré :
La trufficulture future devra entrer dans une rotation de 20 à 30 ans selon les essences.
Ce
type de trufficulture a été défini en 1994 à la suite de l'observation de
rendements exceptionnels dans des plantations d'arbres mycorhizés
plus ou moins abandonnées avec recolonisation par une pelouse calcicole (ou de
milieu calcaire). Si dans ce type de plantation la production est plus tardive
qu'en arboriculture truffière,
elle est généralement pure avec Tuber melanosporum, c'est-à-dire non
contaminée par Tuber brumale. La trufficulture en pelouse calcicole tend à se
développer avec un itinéraire technique qui ménage une phase de non travail du
sol (pelouse calcicole) au moment où s'installent les brûlés.
On peut aisément reconstituer leur conduite:
Ce modèle ne peut réussir qu'en présence de sols vierges de tous champignons adventices, de préférence bien ensemencés naturellement par la truffe, et avec des plants exceptionnellement bien mycorhizés. Jusqu'à ce que l'on en connaisse les limites, ce modèle fera couler beaucoup d'encre, tout en constituant une bonne hypothèse de travail.
Il s'agit de valoriser des sols superficiels (causses) par la mise en place de plantations truffières, sur des surfaces difficilement utilisables par l'agriculture, avec un entretien réduit qui ne pénalise pas la marche de l'exploitation agricole. L'entrée en production peut être tardive (15 à 20 ans) sans pour autant obtenir de mauvais rendements.
Les plantations sont réalisées avec des arbres sans aucune garantie de mycorhization. Les résultats sont très variables, parfois tardifs, contrairement à ce qu'ils étaient au 19ème siècle où le milieu se prêtait à la mycorhization naturelle des arbres par le Tuber melanosporum.
Il s'agit de créer, à partir d'anciennes truffières improductives (milieu trop fermé) ou de landes arborées, des espaces susceptibles de produire des truffes. L'opération va consister à réduire la densité d'arbres et à installer les conditions dans lesquelles se forment les truffières naturelles. Les résultats peuvent être intéressants si l'éclaircissage est suffisant et, surtout, si le milieu renferme l'inoculum du Tuber melanosporum.